Introduction
La vente en viager permet à un propriétaire de céder son bien immobilier tout en percevant un revenu régulier jusqu'à son décès. Cette forme de transaction obéit à des règles juridiques et fiscales précises qui nécessitent l'intervention d'un notaire pour sécuriser les droits de chaque partie.
Le bouquet et la rente viagère
Le prix d'une vente en viager se décompose en deux éléments. Le bouquet est la somme versée comptant au moment de la signature de l'acte. La rente viagère est le revenu périodique versé au vendeur jusqu'à son décès. Le notaire détermine ces montants en tenant compte de la valeur du bien, de l'âge du vendeur et des tables de mortalité en vigueur.
Le viager occupé et le viager libre
Dans le viager occupé, le vendeur conserve le droit d'usage et d'habitation du bien jusqu'à son décès. C'est la forme la plus courante. Dans le viager libre, l'acquéreur peut occuper ou louer le bien immédiatement après la signature. La valeur du droit d'usage est déduite du calcul de la rente dans le cas d'un viager occupé.
Les aspects fiscaux
La rente viagère est soumise à l'impôt sur le revenu selon un barème dégressif lié à l'âge du vendeur au moment de la vente. Le bouquet quant à lui n'est pas imposable au titre de l'impôt sur le revenu. Le notaire vous informe des implications fiscales spécifiques à votre situation avant la signature de l'acte.
Les garanties de l'acquéreur et du vendeur
L'acte de vente en viager prévoit des clauses de protection pour chaque partie. Le vendeur bénéficie d'un privilège de vendeur et d'une clause résolutoire en cas de non-paiement de la rente. L'acquéreur est quant à lui protégé par les vérifications effectuées par le notaire sur les titres de propriété et la situation hypothécaire du bien.
Dans un viager occupé, le vendeur conserve le droit d'usage et d'habitation du bien jusqu'à son décès. L'acquéreur devient propriétaire du bien dès la signature de l'acte mais ne peut en disposer librement qu'au décès du vendeur. Ce droit d'occupation est valorisé et vient réduire le montant de la rente.
Le calcul part de la valeur vénale du bien, dont on déduit le bouquet et, en viager occupé, la valeur du droit d'usage et d'habitation. Le capital restant est converti en rente selon l'espérance de vie du vendeur, établie d'après les tables de mortalité en vigueur. L'acte prévoit en général une clause d'indexation annuelle de la rente. Les montants sont librement fixés entre les parties, le notaire vérifiant que l'aléa propre au viager est préservé.
L'acte de vente prévoit généralement une clause résolutoire permettant au vendeur de demander la résolution de la vente en cas de non-paiement de la rente. Le vendeur conserve alors les sommes déjà perçues à titre de dommages et intérêts. Le privilège du vendeur inscrit sur le bien lui permet également d'être prioritaire en cas de saisie.
La rente viagère bénéficie d'un abattement fiscal dont le taux dépend de l'âge du vendeur au moment de la vente : 70 % d'abattement si le vendeur a 70 ans ou plus, 60 % entre 60 et 69 ans, 50 % entre 50 et 59 ans. Seule la fraction imposable est soumise au barème progressif de l'impôt sur le revenu.
Prendre rendez-vous
Remplissez le formulaire ci-dessous ou contactez directement l'étude par téléphone.
Un accusé de réception par email vous est adressé dès votre demande.
.jpg)
.webp)
.jpg)
.webp)
.webp)